Il faut plus que jamais éliminer la fistule obstétricale

23 mai, Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale.

« Aujourd’hui, les efforts mis en oeuvre pour prévenir et éliminer la fistule à travers le monde risquent d’être compromis dans le contexte de la crise sanitaire liée à la pandémie de COVID-19 ». (ONU)

La fistule obstétricale est l’une des lésions les plus graves et les plus dangereuses susceptibles de survenir lors d’un accouchement. La fistule est une perforation entre le vagin et la vessie ou le rectum, due à un arrêt prolongé du travail en l’absence de soins obstétricaux. Elle provoque une fuite d’urine et/ou de matières fécales par le vagin, et entraîne à plus long terme des problèmes médicaux chroniques. Les femmes qui en souffrent sont souvent condamnées à la dépression, à l’isolement social et à une aggravation de la pauvreté, souligne le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

Quand on entend parler pour la première fois de la fistule obstétricale, la réaction est souvent de ne pas vouloir en savoir davantage. Le sujet est vraiment trop déplaisant. C’est exactement ce qui arrive aux femmes atteintes de la fistule: on ne veut plus rien savoir d’elles.

La fistule obstétricale est, de toutes les infirmités liées à la grossesse, celle qui cause le plus de ravages; et elle touche de 50 000 à 100 000 femmes par an. Cinq à sept mille nouveaux cas de fistule obstétricale chaque année en RDC.

Le thème de cette année “Mettre fin aux inégalités entre les sexes – Mettre fin aux inégalités en matière de santé – Mettre fin à la fistule maintenant” exprime un message clair. Les femmes et les filles exposées à un risque de fistule étaient déjà confrontées à d’importants obstacles pour accéder à des soins de santé avant la pandémie de COVID-19. Aujourd’hui, à l’heure où de nombreux pays peinent à faire face à la COVID-19, les services de santé sexuelle et reproductive risquent d’être négligés. Cette situation pourrait avoir des conséquences dramatiques pour les femmes et les filles déjà confrontées à des difficultés économiques, sociales, culturelles et logistiques.(ONU)

La fistule obstétricale est traitable et évitable, les gouvernements, les États et les autorités locales devraient mettre en place des établissements de santé plus proches des personnes qui souhaitent obtenir des soins de santé, Retarder l’âge du mariage et de la première grossesse; Élargir l’accès à l’éducation et aux services de planification familiale pour les femmes et les hommes; Assurer l’accès à des soins médicaux adéquats pour toutes les femmes enceintes et aux soins obstétricaux d’urgence pour toutes celles chez qui apparaissent des complications.

Simon Bine

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